Biographie

Les débuts : Du Karting à la Formule BMW…


Sebastian Vettel, dit « Sebi », est né le 3 Juillet 1987 dans la ville de Heppenheim, située en Allemagne. Sa passion pour la course fut innée et d’origine familiale : son père Norbert fréquentait le milieu du Karting. Sa soeur Stephanie, de 4 ans son aînée, pilotait également des karts, en 93 et 94. Pour augmenter ses prédispositions, Seb reçut son premier kart dès 3 ans et demi, en guise de cadeau de Noël, ce qui le combla. Il a d’abord évolué sur un circuit privé à ses 5 ans, puis rejoignit la « mini klasse kart league » à l’âge de 7 ans (on ne peut rejoindre les compétitions officielles avant 8 ans). Très vite, il décrocha sa première victoire à Wittgenborn, et de nombreuses autres s’ensuivirent. A 9 ans, il rejoint le « Red Bull Junior Team ». L’année suivante, Sebi remporte son premier titre national, puis de nombreux autres. Michael Schumacher, son idole, a été chargé de lui remettre son trophée à l’occasion de l’une de ses nombreuses victoires.

En Août 2002, les choses sérieuses commencent, et Sebastian rejoint la « Formula BMW ADAC Racing School » à Valence. Dès 2003, il est prêt pour la Formule BMW : il court pour « Eifelland Racing » et termine second au championnat, remportant le trophée du meilleur rookie ! La saison suivante, il survole littéralement le championnat en remportant 18 victoires sur 20 courses. Ses fabuleuses prestations suscitent l’admiration de BMW, et l’équipe de F1 lui offre l’opportunité de tester la Williams-BMW FW27, avec un contrat BMW à la clef. Très vite, Seb impressionne par sa maturité et son acharnement à s’entraîner dur. Avec un tel degré de performance, Vettel est prêt à entrer pour de bon dans la cour des grands…

L’accès à la F1…

Le chemin vers la F1 dans la carrière de Seb, jusqu’à sa première course en 2005 a été marqué par ses débuts en Formule 3 Euroseries au sein de l’ »ASL Mücke Team ». Il termina 5eme du championnat avec 64 points. A la fin de la saison, il teste la FW27 pour la première fois sur le circuit de Jerez, le 27 Septembre. En 2006, il poursuit en F3 au sein de la même équipe et termine second, remportant 4 magnifiques victoires. A noter que son championnat fut assez compliqué car Sebastian évoluait également en World Series by Renault et devint officiellement pilote d’essais pour BMW. Au championnat World Series by Renault, Vettel remplace Colin Fleming à partir de la course d’Istambul. Il remporte sa première victoire, mais vit également son premier accident majeur, où il manque de peu de perdre un doigt.

 

L’équipe BMW Sauber F1 Team, après avoir remercié Jacques Villeneuve et remplacé ce dernier par le talentueux Robert Kubica, offre un test à Vettel à Jerez le 5 juin. Essai concluant, puisque dès le Grand Prix de Turquie, Sebi était officiellement désigné 3eme pilote du Team. Dès son premier weekend, il impressionne tout le Paddock, non seulement pour être le plus jeune pilote de l’histoire à participer à un weekend de Grand Prix (à 19 ans et 53 jours), mais surtout par sa vitesse exceptionnelle. Tellemenet rapide qu’il écopa d’une amende de 1000$ pour vitesse excessive dans la voie des stands. A la fin de l’année, Vettel a enfin sa chance.

 

Vettel pilote titulaire …

 

Les débuts de Vettel en F1 en 2007 furent exceptionnels et vraiment uniques : il s’engagea en World Series au lieu du GP2 et déménagea, ce qui lui laissa plus de temps libre pour BMW, mais l’interdiction faite aux 3emes pilotes de rouler le vendredi finit par anéantir une partie de ses efforts. Mais la roue tourne : lors du Grand Prix du Canada, Robert Kubica est victime d’un violent accident, qui le prive de quelques courses. C’est la première vraie chance de Sebastian en F1. Il se qualifie 7eme, mais sa nervosité lui coûte quelques positions au départ. Il termine toutefois 8eme en marquant 1 point, le seul de BMW ce jour là. A moins de 20 ans, il devient le plus jeune talent de l’histoire à marquer en Formule 1.

 

Le Polonais est de retour en piste dès le Grand Prix de France, mais Seb retrouve rapidement une opportunité chez Toro Rosso. L’équipe est en effet en conflit avec Scott Speed et recherche un autre pilote. Avec l’autorisation de BMW et les compliments de Michael Schumacher auprès de Gerhard Bergher, Vettel obtient le baquet. La voiture est peu performante, mais Vettel impressionne tous les observateurs, notamment lors des grands prix asiatiques où il excelle sous la pluie : il manquera de peu l’exploit d’un podium au Japon en raison d’une manoeuvre désespérée d’Hamilton derrière la Safety Car, qui causa sa perte et celle de Webber. En Chine, il termine 6eme en étant parti de la 17eme place. En 2008, l’aventure STR se poursuit, et Sebastian devance largement son coéquipier, quadruple champion du monde de ChampCar. A bord d’une monoplace à l’agonie, il se place régulièrement dans les points et se qualifie régulièrement en Q3, ce qui est un exploit en soi. La saison prochaine, c’est au sein de RedBull Racing que Sebastian tentera de marquer les esprits et décrocher ses premiers Podiums avant de, osons rêver, rejoindre une très grande équipe telle que la Scuderia Ferrari.

 

2009, l’année de tous les records…

 

L’année 2009 fut réellement celle de tous les records pour Sebastian. Il était annoncé comme digne successeur de Michael Schumacher, et après son entrée chez Red Bull, avait bien l’intention de marquer les esprits de nouveau. Après deux premiers GP au sein de cette équipe qui se terminent avec une collision avec Robert Kubica, et une sortie de piste, la Grand Prix de Chine le voit de nouveau s’élever sur la plut haute marche du podium. Le nom Vettel est de nouveau sur toutes les lèvres, il remporte la seconde course de sa carrière, la première de l’écurie Red Bull, sous une pluie battante, rappelant les conditions de sa première victoire la saison passée. Il a une voiture qui lui permet de s’afficher très souvent en haut du classement, et les bons résultats s’enchainent à chaque course, 2nd à Barhein, 4ème en Espagne. Le GP de Monaco le voit abandonner pour la troisième fois de l’année, après s’être sortit suite à des problèmes de pneus. En Turquie, il loupe la victoire suite à une erreur dans le premier tour, alors qu’il avait réalisé sa seconde pole position de l’année, mais il termine néanmoins à la troisième place, derrière son coéquipier. Son ascension est de nouveau accélérée après une imposante victoire au Grand Prix de Grande Bretagne, où Sebastian y a mené la course de bout en bout, et réalise son premier hat-trick de l’année. Il est de plus en plus impressionnant, et réalise une ascension fulgurante au championnat. Chez lui en Allemagne, il termine à la seconde place, et réalise le second doublé Red Bull. La Hongrie marque le premier coup dur mécanique, et Sebastian abandonne sur un problème de suspension, cela se poursuit en Europe, cette fois-ci suite à une casse moteur. Mais en Belgique, malgré être partit de la 8° place sur la grille, Sebastian terminera sur la troisième marche du podium; sur ce tracé qualifié comme le plus beau du monde qu’est Spa. Il y inscrira aussi son second meilleur tour en course. L’italie lui réussira moins, et avec une course en demi-teinte, Sebastian parvient juste à marquer le point de la huitième place. Seulement, la motivation est réellement présente, avec cette suite de très bons résultats, Sebastian peut cette année croire à réaliser le rêve suprême de tout pilote, devenir champion du monde, à seulement 22 ans. En effet, il est le seul à pouvoir venir combattre les Brawn GP avec sa RB5. Sa détermination n’a jamais été aussi grande, tant le challenge est réalisable.

 

 

Malgré quelques problèmes, dont un drive through pour vitesse excessive dans les stands, Sebastian termine 4° à Singapour, et maintient toutes ses chances. Le Japon sera le théâtre d’une nouvelle victoire écrasante de Sebastian à Suzuka, tracé très difficile et révélateur de talents. L’hymne allemand de nouveau sonne, les espoirs pour le titre n’ont jamais étés aussi grands. Le sprint final fut au Grand Prix du Brésil, avant dernière épreuve du championnat. Après des qualifications catastrophiques sous la pluie, Sebastian partira 14° en course, tandis que son rival Button sera 16° sur la grille. Il devait finir troisième en course pour pouvoir maintenant le suspense jusqu’au dernier GP. S’en suivra une remontée digne d’un Schumacher, Sebastian ne lâchera rien jusqu’au dernier virage, mais doit s’avouer vaincu sur la ligne d’arrivée, terminant 4ème, mais n’ayant pas assez d’avance sur Button, qui fut sacré Champion. Sebastian en ressortira très abattu, mais prévenant que la saison prochaine, il sera bel et bien là. Il lui reste encore la possibilité de se battre pour la seconde place du championnat lors du dernier Grand Prix, le premier à Abu Dhabi. C’est chose faite, car après l’abandon de Lewis Hamilton, Sebastian récupère la tête et ne la lâchera plus jusqu’au drapeau à damiers. Il signe sa quatrième victoire de l’année, pleine d’émotions pour lui. Il deviendra le plus jeune vice-champion du monde de l’histoire, à seulement 22 ans. Surnommé Baby-Schumi ou Baby-Face, le nom Vettel aura de nouveau marqué les esprits en 2009 par son talent et sa rage de vaincre. En 2010, il n’aura qu’une chose en tête, gagner le championnat, et devenir le plus jeune champion de l’histoire.

 

2010, le rêve de toute une vie….

 

Le but de 2010 était simple: faire encore mieux que 2009. Sebastian partait comme LE favori de la saison. Après son résultat de vice-champion la saison précédente, il misait sur la première marche au classement du championnat. A Barhein, la nouvelle création d’Adrian Newey avait fait littéralement voler Sebastian, qui inscrivait sa première pole de l’année. Le départ de la course nous fit penser que nous aurions assisté à une nouvelle course «à la Vettel», sans fautes, en tête du départ à l’arrivée. Seulement, cette première course de la saison allait aussi révéler que la RB6 n’était pas une machine de guerre sans failles. A 20 tours de la fin, Sebastian signale une perte de puissance de son moteur, et perd la tête de la course. Il terminera finalement à la 4° place, alors qu’il tenait entre ses mains une première victoire cette saison. En Australie, le sort s’acharne de nouveau, et cette fois-ci, aucun point ne peut être sauvé, Sebastian sort dans le bac à graviers après avoir réalisé une seconde pole et ayant été en tête jusqu’à cet instant. Un écrou de roue mal vissé, qui aurait entrainé des vibrations et brisé net le disque de frein en deux, voilà le constat d’un second problème sur une seconde course. La frustration se fait sentir dans le clan Red Bull, l’énervement est audible chez Sebastian. Seulement, nous allons vite apprendre que ce n’est pas le genre de la maison d’abandonner aussi rapidement. Le troisième rendez-vous de la saison se déroule en Malaisie, et sera le théâtre d’un retour en force de Sebastian. Après un départ négocié parfaitement, il s’empare de la première place et ne la lâchera pas, une course sans problèmes, sans une erreur, et le voilà de nouveau sur la plus haute marche de podium. Le scénario idéal pour se remettre d’aplomb après deux courses difficiles. La Chine ne sera pas le scénario répétitif de la saison passée, beaucoup de problèmes de pneus se sont ajoutés aux intempéries et aux coups de poker en matière de stratégie. Une sixième place en guise de retour en Europe, et le cinquième rang au classement général. Un nouveau problème en Espagne, de nouveau un frein, et Sebastian doit terminer la course avec son frein moteur, alors que son équipe lui avait demandé de rentrer aux stands et d’abandonner. Finalement, il bénéficie de l’abandon d’Hamilton pour monter sur le podium, et conserver quelques points. Monaco marque le retour aux affaires, et Sebastian réalise une course solide dans la principauté. Il monte de nouveau sur le podium et inscrit de gros points, il est alors à égalité de points en tête du championnat, avec son coéquipier Mark Webber. La Turquie sera le théâtre de ce qui va déchainer la critique jusqu’à la fin de l’année. Sebastian était en seconde position de la course, et sur le point de dépasser son coéquipier pour le gain de la tête, mais les deux hommes ne purent éviter la collision dans l’entrée d’un virage. Sebastian au tapis, fait signe de son mécontentement, mais rien n’y fait. Ce premier conflit avec Webber ne sera pas le dernier, et Sebastian repart sans aucun points de la Turquie. Cette affaire déchainera la critique, et sera un point très fragile dans la relation entre les deux hommes. Au Canada, Sebastian subit de nouveau un problème mécanique, et est contraint de baisser son régime moteur, après une course qui fut déjà en demi teinte pour lui. Il inscrira une quatrième place, et conserve quelques points, mais termine la course avec une voiture en perdition, qui ne va pas plus loin que la ligne des stands une fois le drapeau à damiers franchit.

 

 

Le Grand Prix d’Europe sera vécu comme un soulagement. Après être partit de la pole position, Sebastian réalise une course sans erreurs malgré la pression très forte d’Hamilton, et remporte une nouvelle victoire qui est une bouffée d’oxygène après plusieurs courses difficiles. La Grande Bretagne fera partie des courses à oublier elle aussi. De nouveau en pole position, Sebastian tasse Webber au départ, se bataille avec lui et se retrouve à mettre les roues hors piste. Seulement, au second virage, il signale une crevaison à l’arrière droit, et est contraint de faire le tour entier de cette manière avant de rentrer aux stands. Il terminera la course à une honorable septième place compte tenu des évènements. La course a aussi été secouée par une affaire d’aileron avant échangé, entre lui et son coéquipier, qui n’ai fait que raviver les tensions entre les deux hommes. De nouveau en pole en Allemagne, Sebastian se fait vite prendre sa place par les deux Ferrari, et après une course solide, il termine troisième et renoue avec le podium. Le Grand Prix de Hongrie est le théâtre d’une nouvelle course qualifiée de décevante par Sebastian, qui perd la tête de la course et la victoire après avoir reçu un drive through suite à une erreur sous safety car, qui sera ensuite révélée comme un «coup de main» à son coéquipier Webber. Un écart de plus de dix voitures de longueur entre lui et le leader, et voilà qu’il termine à la troisième place sur le podium, après avoir pris de nouveau la pole position le samedi. La Belgique sonne la fin d’une première période avant la trêve estivale du mois d’aout. Les qualifications ne seront pas aussi brillantes que les précédentes, Sebastian prend le départ en quatrième position. Seulement, une erreur lui fait perdre de gros espoirs de victoire. Après avoir perdu le contrôle de sa monoplace dans le dernier virage en voulant doubler Button, Sebastian se crash violemment avec l’anglais, et doit rentrer changer d’aileron. Il sera ensuite sanctionné d’un drive through, et terminera la course en 15° position. Le Grand Prix d’Italie lance les hostilités pour le sprint final jusqu’à Abu Dhabi. Il est aussi le début d’une nouvelle période pour Sebastian. Sixième en qualifications, il réussit brillamment une stratégie d’un arrêt au dernier tour, et se classe quatrième, sans aucune erreur. Un nouveau Vettel est arrivé, plus calme, plus posé que le frénétique jeune allemand du début d’année. A Singapour, une nouvelle course solide, il fut le seul à avoir été en mesure de suivre le rythme très rapide d’Alonso, et terminera la course en seconde position. A Japon, c’est le même scénario qu’en 2009, si ce n’est que les qualifications furent-elles moins habituelles, puisque disputées le dimanche matin. Pole position, course en tête sans une erreur, et finalement victoire donnent à Sebastian un grand bol d’air, et lui assurent de rester dans la course au titre.

 

 

La Corée fut une des plus grandes déceptions de l’écurie. En effet, ni Webber ni Sebastian ne rallierons l’arrivée. Après l’abandon de l’australien, Sebastian fut virtuellement en tête du championnat pendant les trois quarts de la course, jusqu’à ce que son moteur rende l’âme à quelques tours de l’arrivée. La déception est grande, la course était entre ses mains. La course suivante au Brésil sera le théâtre de l’invitation d’un rookie en pole position, Hulkenberg, mais surtout d’une nouvelle victoire de Sebastian, et le titre de champions du monde constructeurs obtenu par Red Bull après un nouveau doublé. Sebastian remonte au championnat, et même si les calculs sont minces, les espoirs de titre sont toujours vivants. Il arrive à Abu Dhabi pour la dernière course avec un seul but: gagner. Pour ceci, il avait besoin qu’Alonso ne fasse pas mieux que cinquième. Hors, une terrible erreur de stratégie chez Ferrari ira dans le sens de Sebastian. Après la pole position, il mènera sans encombres la course, et passera la ligne d’arrivée en vainqueur, et champion du monde! En effet, Alonso ne termina que septième, et Webber huitième, ce qui garantissait le succès de Sebastian. Il devient donc ce jour le plus jeune champion du monde de l’histoire, à 23 ans, 4 mois et 11 jours. La surprise et l’émotion sont de rigueur, les larmes du nouveau champion veulent tout dire sur son état d’esprit. Il fut l’un des hommes forts de cette fin de saison, avec pas moins de trois victoires. Le rêve de toute une vie s’est réalisé, il est sur le toit du monde, et rejoins Michael Schumacher au panthéon des champions de F1 allemands. La saison 2010 s’est achevée en réalisant le rêve de tous supporter d’un certain Vettel. En 2011, sa voiture portera le numéro 1, et son pilote n’aura d’autre envie que de le défendre sans relâche jusqu’au bout. Car c’est aussi sa qui fait la force de Sebastian, croire en lui et son équipe, quoi qu’il arrive. Rendez-vous en 2011……

2011, une domination …

La saison 2010 fut dure, long et difficile pour Sebastian, bien que le final en soit explosif. 2011 cependant, a montré qu’une fois les erreurs mises de côté et la chance revenue chez Red Bull, Seb et sa RB7 pouvaient tout simplement assommer la concurrence. Celle-ci ne commence pas de la plus belle des manières, le top départ étant reculé de deux semaines pour des raisons politiques, le GP de Barhein n’aura pas lieu en 2011. Australie la saison début enfin après quelques vacances supplémentaires. Une pole position tonitruante, qui sonnait comme le retour du prodige et l’entrée en matière dans son exercice favoris, celui de la qualification. La course n’en fut pas des moindres, parti en tête, Seb ne fera qu’une bouchée de l’Albert Park, et signe en Australie son premier succès de la saison, étrennant comme il se doit son numéro 1 de champion du monde. Ce circuit; qui ne lui avait jamais porté chance, conjure finalement le sort. Il en sera de même pendant 18 courses. Malaisie, la pole position une fois de plus, et le lendemain une nouvelle victoire tonitruante, Seb affole la concurrence tandis qu’il se hisse en tête du championnat pour la seconde fois de la saison. Chine, pole position une fois encore sur le circuit qui l’a vu inscrire la première victoire de Red Bull deux ans plus tôt. Ce n’est pas une victoire à la clé le lendemain, mais un nouveau podium au terme d’une belle bataille avec le pilote McLaren Lewis Hamilton. Des points engrangés sous le ciel chinois qui lui permet de rester en tête. Turquie, circuit de tous les malheurs en 2010, devient le théâtre d’une nouvelle victoire, après une nouvelle pole position, la quatrième consécutive. C’était pourtant dans le mur qu’avait commencé le week-end pour Sebastian, avec une grosse sortie de piste en essais libres, qui ne l’a cependant pas handicapé sur la suite du week-end. La chance semble être de retour et bien accrochée, Seb a grandi et maintenant ne fait plus place aux erreurs, de quoi aborder un retour en Europe avec sérénité. Espagne, la pole position lui échappe de peu, c’est la fin d’une série qui s’achève dans cet exercice de la qualification, mais Seb prend sa revanche le lendemain en signant une première victoire européenne, signe qu’il n’a pas l’intention de relâcher son attaque. Monaco, retour en principauté après le doublé Red Bull de l’an dernier. Sebastian a bien l’intention de devenir le nouveau petit prince du rocher; et c’est chose faite. Pole position le samedi, et victoire incontestable le dimanche, célébrée comme il se doit avec un nouveau tour dans la piscine! Il continue d’enchaîner les succès, et la concurrence le voit faire une longueur de plus au championnat. Le Grand Prix du Canada, ou l’épreuve la plus longue du championnat à ce jour. Une course très mouvementée par les évènements météorologies, avec une interruption de plus de deux heures, et bon nombre d’interventions de la voiture de sécurité! Sebastian y avait réalisé la veille une nouvelle pole position, mais il fut détrôné dans un dernier tour d’anthologie. Une erreur de pilotage sur une piste encore humide et c’est la victoire qui lui échappe. Il monte tout de même sur un podium attendu plus de quatre heures par les spectateurs, et engrange de nouveaux points avec la seconde place.

 

Europe, à Valence. Remis de sa déception au Canada, Sebastian revient sur un circuit qu’il a conquis depuis l’an dernier. Cette année ne fait que confirmer son aisance sur le circuit en ville, avec une nouvelle pole position suivie le lendemain d’une victoire qualifiée de « à l’aise » par ses concurrents, tant cela fut une envolée de sa part, du départ à l’arrivée., réalisant même 56 des 57 tours en tête. En Angleterre, Sebastian s’opposera cependant à plus fort que lui sur cette course qui commence sur une piste détrempée. Bien qu’ayant réalisé une nouvelle fois la pole position, un soucis aux stands le contraint à laisser la première position à Alonso. Il fut menacé plusieurs tours avant la fin par son coéquipier Mark Webber, mais l’équipe a semblé vouloir maintenir des positions pas vraiment au gout de l’Australien … Son Grand Prix national en Allemagne fut bien le pire de ce début de saison pour Sebastian. Il réalise tout d’abord la moins bonne qualifs de l’année, partant troisième sur la grille.  Des soucis d’adhérence et de pneus sous un temps mitigé, une sortie de piste, bref rien qui ne fut comme l’avait désiré Seb. Celui-ci, heureux d’être à la maison, reparti bien bredouille avec une quatrième place, la première fois de l’année qu’il ne montait pas sur le podium.

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